Essai de réponses
aux questions des débutants..
Comment
avez vous débuté votre collection ?
qu'elle
est la valeur de cette arme ?
Quelle
est cette Arme ?
est
ce vieux ?
Autant
de questions - autant de réponses différentes
je
dirai que la première des choses est de se faire plaisir
la
deuxième se documenter
Comment
avez vous débuté votre collection :
à
cette première question je répondrai que ma première
pièce était une baïonette allemande Mle 98
je devais alors avoir 9 ou 10 ans cette baïonette servait
a couper (manuellement à l'époque) les verts de
betterave après l'arrachage le cultivateur Mr Mériaux
en possédait trois qui étaient plantées
dans le stock de pulpe de betterave pour les dérouiller
. Pourquoi je me suis intéressé à cette
baïonette ? , je n'en sait plus rien moi même . Mais
je l'ai conservé précieusement et chaque mois
lorsque mon père allait payer le loyer chez notre propriétaire
qui était ferrailleur, j'allais avec lui pour fouiller
la féraille à la recherche de ce que j'appelais
à l'époque des "épées"
. épée que je m'empressais d'aller planter dans
la pulpe pour les dérouiller le plus souvent elle n'avait
plus leur poignées et je passais des heures à
triturer des bouts de bois devant l'établi de papa pour
leur en refaire. bien loin de savoir quelles formes elle auraient
du avoir . Mais le véritable déclic s'est passé
en 1965 ou 66 quand j'ai récupéré chez
un brocanteur la collection complète de la revue "Le
Tromblon" . (Je n'était donc pas le seul à
m'intéresser aux armes anciennes ...) Le dernier numéro
était en Noir et annoncait la cessation de la revue ma
source d'information venait de s'éteindre à peine
commencée . Depuis ce jour j'ai recherché tous
les livres parlant d'armes je les trouvais à l'époque
uniquement en angleterre lors de mes séjours linguistique
.
l'éditeur
de la revue "Le Tromblon" était Jean René
Clergeau pharmatien de profession à Saint Palais sur
mer il participa à la revue " Cible " puis
à celle de " La Gazette des Armes " son plaisir
était de vous expliquer l'évolution de l'arme
à feu et des mécanismes . il avait d'ailleurs
installé un musée à Saint Palais présentant
sa collection . Il est décédé en 1998 à
l'age de 81 ans .
je
répondrai aussi ici à ma dernière affirmation
le plus important est de se documenter . investissez dans les
anciens numéros de "Cible" et de "La gazette
des armes" c'est pas cher et ça peut informer beaucoup
et se constituer petit à petit une Bibliothèque
Armurière (beaucoup d'ouvrages sont malheureusement en
anglais ) pour les plus organisés se constituer une bibliotèque
de photos sur internet (a titre privé sinon si vous désirez
les publier n'oubliez pas d'avoir la délicatesse d'en
demander l'autorisation au webmaster) et les classer par ........
la chacun sa méthode .....par nom par pays par type ...de
toute façon quand vous rechercherez (si vous êtes
comme moi) vous ne saurez plus dans quelle catégorie
vous les avez classé .
qu'elle
est la valeur de cette arme :
le
Prix : dans le domaine des armes la loi de l'offre et de la
demande régit les prix . Il est, de nos jours, parfois
plus abordable d'acheter une pièce réellement
rare (c'est à dire produite en petite quantité)
qu'une arme réglementaire française . Ceci s'explique
par la documentation disponible sur le réglementaire
français, devenu "riche" depuis les années
1975 avec la sortie des deux premiers volumes de Monsieur Baudriot
suivit depuis par bien d'autres auteurs et il est donc "facile"
de suivre le catalogue ainsi formé et de se constituer
une collection de l'évolution de l'armement français
. on retrouve le même phénomène chez nos
amis "américains" avec leurs armes réglementaires
mais aussi avec les Winchesters, les Colts, les Smith et Wesson
.
il
va de soit que plus la documentation est riche plus on peut
être exigeant l'arme aura encore une valeur plus élevée
si tous ces éléments sont au même numéro
(même le bois) et si tous ses marquages réglementaires
et régimentaires sont présent. Elle devient innabordable
si elle est "Mint" ( c'est le mot à la mode
) c'est à dire dans état irréprochable
comme sortie de l'arsenal (sans la graisse bien sur) avec 99,9
% de son bronzage d'origine et encore quelques mois il faudra
que la baïonette et son fourreau soit aussi au numéro
de l'arme . j'ai utilisé le mot "Mint" à
dessein il était utilisé depuis très longtemps
par les numismates pour désigner une pièce de
monnaie à l'état neuve. on le voit maintenant
apparaitre dans la collection d'armes anciennes . Si l'on trouve
des armes modernes (je vais définir quelques lignes plus
bas la différence entre les deux ) dans un états
neuf, car tout simplement elles avaient été stockées
en prévision d'un conflit qui n'a pas eu lieu ( Mas 49/52),
il est pratiquement impossible de trouver un Chassepot ou un
Gras neuf et le plus souvent c'est en réalité
une arme en très bon état qui a été
"revu et refini" par un armurier pour en augmenter
sa valeur . Il faut savoir que des lots importants de ces armes
ont été vendu à différentes entreprises
Française et Belge ect .. dont Manufrance qui les remettaient
en état et les vendait comme arme de chasse ou de garde
civile .
d'ou
la difficulté d'évaluer la valeur d'une pièce
. on dira qu'il y a un prix de marché et je dirai que
le meilleur prix sera toujours celui que vous estimerez devoir
mettre pour posséder l'objet de votre désir .
en sachant évaluer sa rareté et son état
par la documentation .
Quelle
est cette Arme ? est
ce vieux ? :
Pour
identifier une arme il faut :
de
bonnes photos bien nettes des deux faces et ses dimentions,
son calibre, souvent la même arme a été
réalisée dans des tailles différentes et
la rareté n'est pas la même il faut aussi le maximun
de détail sur les marquages et poinçons éventuels
qui permettra peut être d'en déterminer l'époque
de construction . il faut savoir que des pistolet de duel ou
des pistolets coup de poing à percution ont été
construit (et bien d'autres), ont étés vendu des
années 1860 jusqu'au début des années 1910
(on trouve sur des publicités de 1923 des pistolets à
silex en vente pour les colonies) et seuls les marquages ou
l'étude des vis peut permettre une datation . La gravure
d'un nom sur l'arme, fut il très célèbre,
ne garanti pas que l'arme est été fabriqué
par ce dernier . en effet très souvent l'armurier se
contentait d'apposer son nom sur une pièce acheté
(souvent à Liège) après avoir réalisé
ou non quelques finitions .
Enfin
aux
collectionneur débutant je dirai que la première
des choses est de se faire plaisir
Mais
lorsqu'on est débutant on a tendance à acheter
des armes "bon marché" et donc souvent en mauvais
état et comme disait ma grand mère "on en
a toujours pour ses sous" . il faut savoir que plus la
pièce sera près de sa condition originale plus
elle sera côté et facile à revendre le jour
ou l'on aura envie d'une autre pièce ou simplement d'argent.
mais rien n'empêche de démarer "petit"
et de revendre cette pièce le jour ou l'on trouvé
la même en meilleur état .
question
thème il n'y a aucune réponse... a vous de voir
.... on commence souvent par récupérer tout ce
qui passe et on se spécialise après suivant le
plaisir que l'on éprouve avec telle ou telle pièce
ou suivant le gout pour une période donnée .
attention
aussi de rester dans la légalité (se documenter
la aussi) un british bull dog en calibre 8mm (dit 320) est classé
en 8eme catégorie le même en 8mm (dit 8mm réglementaire
92) est en 4eme catégorie . .
je
finirai ici en disant partagez vos connaissances je vois trop
souvent des collectionneurs ( est ce vraiment des collectionneurs
?) dénigrer une pièce ou la dénommer de
"bidouille" dans le seul but de faire une bonne affaire
sur le dos du jeune collectionneur qui a fait une bonne trouvaille
et dans l'espoir de la lui racheter (souvent on vous dit que
c'est pour les pièces) et pour ne pas laisser ce jeune
collectionneur avec cet affreux "truc" .
Allez
...il n'y a que vos idées qui sont bonnes ....alors bonne
collection et n'oubliez pas que vous êtes le conservateur
d'un patrimoine alors entretenez vos pièces .