|
Origine
des productions :
Il semblerait qu'il ai
été réalisé un ou des prototypes par la firme Parisienne ERAM (Etude,
Recherche, Application Mécanique) à la demande Fernand LABOREY investisseur
français, entreprise ou travaillait Maurice THONON en juin 1946.
Monsieur LABOREY avait
signé un contrat de convention avec madame LAMBERT en décembre 1946.
Mais rapidement des tensions naquirent
et il fut mis fin a cette tentative. On se tourna donc vers un ingénieur
bruxellois Nicolas PIRARD et c'est ainsi que naquit la firme ARMO pour
ARmes MOdernes le 19 décembre 1947. Nicolas PIRARD apportait les fonds,
Margueritte LAMBERT les brevets, et Maurice THONON la direction technique.
Il en était le cogérant avec Nicolas PIRARD.
Cette fois encore naquirent
des distensions du a l'incompétence de Maurice THONON et on se tournera
en 1948 vers la fabrication par un industriel. Après plusieurs plaintes
judiciaires, on en viendra le 7 juin 1949 à nommer de nouveaux gérants.
En 1948 la société ARMO
s'adressera cette fois à une société qu'elle pense être capable de réaliser
son ACTIONLESS.
Elle choisira pour cela la firme PIEPER
(Société Anonyme des Anciens Etablissement PIEPER) et un contrat fut signé
le 22 décembre 1948 à cet effet.
Il était prévu dans ce contrat la réalisation
de 12 prototypes
- 6 pour la société ARMO pour sa prospection
en Europe
- 6 pour la Société PIEPER pour la prospection
aux U.S.A. au travers de la " FIREARMS INTERNATIONAL CORPARATION " de
Washington.
Le contrat prévoyait également la livraison
de 1000 ACTIONLESS à la société ARMO au prix unitaire de 1700 francs.
Ainsi que des royalties pour
- 500 fusils pour l'année 1949
- 2 500 fusils pour l'année 1950
- 7 000 fusils pour les années suivantes.
Pour une production de 38 000 fusils
minimum.
Le prix de vente est fixé
à 4250 francs Belges (soit 2 mois de salaire d'un employé)
Mais la société PIEPER
était déjà en difficulté, et elle ne put faire face à la mise en route
de cette production, de plus suivant certaine source, il semble qu'aucune
aide n'a été apportée à la société PIEPER hormis la remise des plans du
brevet. Cette raison semble aujourd'hui sujet à contreverse puisque
les plans datés de 1948 existent.
|
|
|
| |
Plan du 18 octobre 1947 avec modification du 3
janvier 1948
|
Les prototypes semblent
ne pas avoir été livrés, La livraison de 1949 fut reporté à la fin janvier
1950, cette livraison ne sera jamais faite et le 20 juillet 1950 la dissolution
de la société ARMO sera prononcée.
Un nouveau contrat sera
toutefois signé entre les anciens actionnaires et la société PIEPER prévoyant
12 prototypes pour le 15 juillet 1951 et la livraison de 500 fusils pour
le 31 décembre de la même année.
Le 7 novembre 1951 aucune
livraison n'avait été faite.
La production :
Il semble que les 12 prototypes,
eux, aient été livrés.
Il a été réalisé un modèle
portant le N° 100 correspondant point pour point aux conditions du contrat
initial avec la société PIEPER et les photos de ce modèle ont servi à
la réalisation de la publicité produite plus haut.
Mais aucun autre fusil
connu à ce jour ne possède le système d'assemblage des canons,
ni le garde main, et je pense qu'il n'a été fabriqué que dans ce but.
Il doit y avoir eu une
centaine de pièces produites au total et certainement artisanalement par
qui ?? Et je pense après la fermeture des établissements PIEPER (voir
ci-desous).
Aucun fusil rencontré à
ce jour, hors le N° 100 disparu et qui n'existe qu'en photo, n'a porté
les inscriptions prévues avec la firme PIEPER.
Il semble qu'il y ait eu
une réalisation totale d'une cinquantaine de pièce suivit d'une " semi
" production elle aussi d'environ 50 pièces. mais il est plus que probable
que ces pièces aient été produites avec les pièces
achetées lors de la liquidation de la société PIEPER.
Ce qui expliquerait l'absence de poinçon ou marquage sur certaine
armes rencontrées. En effet un constat établi a la demande
de N.PIRARD précise, que le matériel destiné a la
production de l'Actionless est dans un état d'abandon tel, qu'il
ne faut pas s'attendre a ce que la firme PIEPER puisse livrer les pièces
commandées.
Le N° le plus haut rencontré
actuellement est le 109
un numéro 2272 existe,
mais il faut se méfier, les armuriers avaient chacun une méthode
propre dans la numérotation et ce numéro ne correspond pas
obligatoirement au nombre de pièces produites, de plus ce fusil
n'est pas tout au même numéro et aurait été
acheté à la fin des années 50/60 avec un lot de pièces
chez un armurier fermant ses portes.
Les fusils rencontrés
possèdent:
- Les organes de visée
sur les canons et non sur la culasse.
- Le système d'assemblage
des canons est celui des photos présentées aucun système correspondant
a la publicité n'a été rencontré.
- bronzage de la plaque
de fixation
- fixation de la crosse
par vis et non par tige comme présenté sur la publicité.

- Il existe par contre
des canons interchangeables livrés pour la même arme.
J'attends des informations
complémentaires pour terminer cet article. mais ce fusil reste malgré
tout d'une extrême rareté.
Les marquages:
a venir les autres marquages
|